Au BST depuis le début : Entrevue avec Ginette Lavigne

ISSN 2369-8748

22 Juillet 2015
Signé par : Ginette Lavigne

Quand avez-vous débuté votre carrière au BST?

J’ai débuté ma carrière à l’Office des transports du Canada (OTC) en mars 1988 et, par la suite, mon groupe a été transféré au Bureau de la sécurité des transports du Canada (BST), il y a 25 ans.

Qu’est-ce qui vous a amenée à travailler au BST?

Quand j’ai postulé pour travailler à la fonction publique, je ne savais pas pour quel ministère j’allais travailler.

Le destin m’a amenée au BST au sein de la direction des enquêtes – Rail/Pipeline.

J’ai grandi sur une ferme non loin d’une voie ferrée, et je savais à quelle heure passait le train près de chez moi. Donc, à cette heure, je me précipitais dans le champ vers le train pour saluer de la main le mécanicien de la locomotive, et, parfois, il me saluait en retour. J’espérais toujours qu’il me lance une rose! Je n’avais que 15 ans à cette époque, et j’étais rêveuse.

Puis, un triste jour en 1958, mes grands-parents et mon oncle sont décédés lors d’une collision à un passage à niveau.

Lorsque je me suis retrouvée au BST, je me suis dit que c’était peut-être l’organisme qui me convenait le mieux, compte tenu de sa mission : la promotion de la sécurité des transports.

En quoi consiste votre travail?

À mes débuts au BST, j’étais adjointe pour les opérations des enquêtes, puis, avec le temps, mon titre a été remplacé par celui d’adjointe administrative. Je me charge des factures et des tâches administratives pour la direction des enquêtes – Rail/Pipeline.

Malgré le changement du titre de mon poste, je travaille toujours sur les rapports d’accidents afin qu’ils soient bien présentés pour la présidente et les autres membres du Bureau. .

J’assure également le contrôle continu de tous les rapports, lettres de sécurité, recommandations, évaluations et réévaluations et autres documents pour veiller au bon fonctionnement de la direction.

Une autre de mes nombreuses responsabilités constitue le suivi des activités de sensibilisation de ma direction, lesquelles se rapportent aux présentations et réunions qui ont lieu en dehors de l’administration centrale.

De quelle façon votre travail a-t-il évolué au fil des ans?

Il y a moins de paperasse qui circule. Aujourd’hui tout se fait plutôt électroniquement, et de nouveaux programmes ont été instaurés.

Qu’est-ce que vous aimez le plus de votre travail?

J’aime mon entourage, mes collègues et l’atmosphère de mon milieu de travail. Le fait d’avoir maintenant un bureau muni d’une fenêtre peut sembler banal, mais cela m’a donné un regain d’énergie et la joie de vivre. J’aime l’évolution de mon travail; il est diversifié et je le fais dans l’harmonie. Je garderai un bon souvenir du BST, car je m’y suis toujours sentie valorisée et appréciée de tous.

Quels sont les faits saillants de votre carrière au BST – les événements qui vous ont marqués et dont vous vous souviendrez longtemps?

J’ai beaucoup aimé les réunions de la direction Rail/Pipeline à l’extérieur de la région de mon bureau, dont celles qui ont eu lieu à Halifax, Winnipeg, Vancouver, Victoria, Québec et Montréal, avec les enquêteurs régionaux. Le fait de travailler tous ensemble dans les ateliers m’a permis de mieux connaître le déroulement des enquêtes et de mieux connaître les enquêteurs régionaux.

La tragédie de Lac-Mégantic m’a beaucoup émue. Le fait que tant de personnes soient disparues m’a bien fait réfléchir au fait que la vie est seulement de passage et qu’il faut en apprécier tous les bons moments. La cicatrice demeurera longtemps, dans le paysage et, plus encore, dans les cœurs.

Malgré tout le système de normes en place, et malgré la prudence et les bonnes intentions, un accident peut arriver. J’espère que toutes les recommandations apportées par le BST serviront à améliorer la sécurité et le bon fonctionnement du système de transport à l’avenir.


Image de Ginette Lavigne

Ginette Lavigne

Date de modification :