Dans les coulisses d’un point de presse

ISSN 2369-8748

31 octobre 2016
Signé par : Genevieve Corbin

Il ne reste plus que deux minutes avant la levée du rideau. Les acteurs ont appris leurs répliques, les feux brillent, et les caméras sont braquées sur la scène. Non, ce n'est pas le gala de remise des Oscars, ou encore une soirée de première sur Broadway, même si l'on en a parfois l'impression.

Le BST organise un point de presse cinq à dix fois par année et, lorsqu'il le fait, c'est pour communiquer quelque chose d'important. Par exemple, des nouvelles ou des constatations concernant une enquête, des recommandations du Bureau ou encore, comme ce sera le cas le 31 octobre, notre très attendue Liste de surveillance sur les enjeux de sécurité.

Beaucoup de gens suivent ces activités, en personne ou en ligne grâce à notre diffusion Web. Or, bien peu voient tout le travail qui se déroule en coulisse. C'est là qu'intervient l'équipe des Communications. Plusieurs semaines (parfois même plusieurs mois) avant l'événement, elle met la dernière main aux documents, passe au peigne fin les listes de vérification et considère toutes les possibilités pour s'assurer que l'événement se déroule aussi bien que possible et que nos messages de sécurité seront clairement entendus.

La liste de détails à considérer est longue : réserver une salle, choisir un porte-parole dans chaque langue officielle, inviter les médias, sans oublier la rédaction d'un script — et ses révisions, parfois nombreuses — pour s'assurer que le message sera aussi clair et précis que possible. Nuances, détails techniques… tout compte, y compris notre auditoire. Par exemple : devons-nous dire au public que nous avons récupéré la « boîte noire », ou serait-il plus juste de dire « enregistreur de données de vol »? Le personnel de recherche et sauvetage a-t-il été alerté par une « RLS »Note de bas de page 1 ou par une « radiobalise de détresse », terme plus général?

Une fois que la terminologie est fixée, il faut répéter. Et répéter encore, sur scène devant un lutrin, avec d'autres membres du BST qui jouent les journalistes en posant toutes sortes de questions aux experts. Ainsi, lorsque les micros sont allumés et que les caméras tournent, nous communiquons notre message avec crédibilité et professionnalisme.

Entretemps, derrière les enquêteurs et les membres du Bureau qui répondent aux journalistes, il y a une équipe d'experts compétents qui s'assurent que le reste du pays reçoit exactement la même information, en même temps, dans le format ou la langue officielle de leur choix.

Par exemple, des traducteurs sont à l'œuvre in both official languages, après quoi des réviseurs font une révision comparative pour déceler toute erreur et s'assurer que les deux versions correspondent.

Ensuite, dès que le point de presse est « en direct », notre webmestre et notre développeur Web encodent et affichent en ligne les produits de communication pertinents. On vérifie le bon fonctionnement des hyperliens, tout comme celui des vidéos ou animations — probablement créées à l'interne par notre spécialiste multimédia — qui ont été formatées et mises en ligne à l'avance.

Enfin, nous documentons tout le travail de production par des vidéos et des photos que nous conservons pour la postérité ou publions sur Twitter pour souligner un point. YouTube et Flickr sont des référentiels populaires pour les photos et vidéos du BST, tout comme notre site Web. En effet, une fois un point de presse terminé, beaucoup de journalistes continuent de poser des questions, et c'est à nous d'y répondre.

Après tout, la communication, c'est notre affaire, devant et derrière les caméras.


Image de Genevieve Corbin

Geneviève Corbin est gestionnaire intérimaire des communications stratégiques au Bureau de la sécurité des transports du Canada. Cette adepte du jogging est mariée et mère de deux jeunes enfants. L’organisation d’un point de presse peut être ardue, « mais cela n’est rien comparativement à faire manger des choux de Bruxelles à mes enfants ».

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