Forger des liens : un atout de plus dans la promotion de la sécurité

ISSN 2369-8748

25 novembre 2016
Signé par : Marc-André Poisson

Le Bureau de la sécurité des transports du Canada (BST) a publié le 31 octobre 2016 sa Liste de surveillance qui énumère les principaux enjeux de sécurité qui doivent être réglés pour rendre le système de transport canadien plus sûr. Peu de temps après la publication du document, de hauts dirigeants du BST et des membres du Bureau ont commencé à rencontrer des groupes d'intérêts pour discuter des enjeux de sécurité non résolus, compris dans la Liste de surveillance. Entre le 6 et le 9 novembre, j'ai visité les provinces de l'Est avec Joseph Hincke, membre du Bureau, afin de discuter avec la haute gestion des gouvernements de l'Île-du-Prince-Édouard et du Nouveau-Brunswick, ainsi qu'avec les membres principaux de la Commission d'indemnisation des accidents du travail de l'Î-P-É. et de Travail sécuritaire NB.

Un des objectifs de nos discussions sur la sécurité des pêcheurs commerciaux était de leur faire prendre conscience des obstacles à l'amélioration de la sécurité. Par exemple, l'Enquête sur les questions de sécurité relatives à l'industrie de la pêche au Canada de 2012 cible dix enjeux qui nuisent à la sécurité des pêcheurs commerciaux. L'un de ces enjeux, l'approche de réglementation de la sécurité, demande la participation des provinces, puisque bon nombre de sphères de la pêche relèvent à la fois du gouvernement fédéral et des gouvernements provinciaux. Pensons notamment à la sécurité maritime et à celle des travailleurs, à la gestion des ressources halieutiques, aux activités économiques et commerciales et à l'emploi.

Image de M. Hincke, membre du Bureau, et James Gauthier
M. Hincke, membre du Bureau, et James Gauthier,
un pêcheur professionnel (capitaine et propriétaire)
avec la nouvelle affiche sur la sécurité présentée
par le BST sur le quai N. Rustico (Î.-P.-É.).

Nous souhaitions souligner l'importance de la participation des gouvernements provinciaux puisque les chevauchements et les lacunes doivent être traités de façon coordonnée pour bien protéger les travailleurs. Nous savons que l'adoption de solutions n'est pas l'affaire d'un jour. Mais nous avons encouragé les gouvernements provinciaux à poursuivre la mise en œuvre des mesures correctives qu'ils ont proposées pour répondre à la recommandation sur la sécurité à bord des bateaux de pêche que le BST a émise en 1999.

Au cours de nos discussions avec les représentants gouvernementaux, nous avons exploré des moyens de mettre à profit les responsabilités des provinces envers la pêche commerciale et la législation connexe sur la main-d'œuvre afin de soutenir la prise de conscience croissante des pêcheurs à l'endroit des principaux enjeux de sécurité liés à leur métier.

Nous avons aussi profité de l'occasion pour remettre des exemplaires de notre nouvelle affiche sur la sécurité des pêcheurs qui porte sur les pratiques de sécurité que les pêcheurs devraient adopter. Le port de vêtements de flottaison individuels, l'utilisation de radiobalises de localisation des sinistres (RLS) et la tenue d'exercices de sécurité y sont notamment mis en vedette.

Depuis la publication de la Liste de surveillance 2016, nous nous rendons sur le terrain pour rencontrer les acteurs de l'industrie et les communautés. Notre visite dans les Maritimes m'a encouragée, car j'ai pu constater le niveau d'engagement de nombreuses parties prenantes à l'amélioration de la sécurité à bord des bateaux de pêche et leur compréhension mutuelle de l'importance de régler les problèmes de sécurité toujours irrésolus. Le BST demeurera actif et rencontrera sous peu des représentants du ministère des Pêches et des Océans, à Ottawa, pour discuter de la sécurité à bord des bateaux de pêche. Nous avons hâte de publier le printemps prochain les mesures de sécurité positives mises de l'avant par les intervenants de tous les niveaux de l'industrie dans le rapport d'étape sur la Liste de surveillance.


Image de Marc-André Poisson

Marc-André Poisson est le directeur des enquêtes maritimes. Il détient plusieurs diplômes collégiaux et universitaires acquis au Canada et en Europe. Marin professionnel, il possède de l’expérience de commandement. Il a écrit quatre romans durant ses heures de loisir.

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