À la course (à la nage et à vélo) avec Juan Navarro du BST

ISSN 2369-8748

30 août 2017
Signé par : Geneviève Corbin

Juan Navarro est littéralement à la course. Une habitude qu'il a prise en travaillant au BST.

Son poste au sein de l'équipe de gestion de l'information étant son premier emploi de bureau, il a rapidement senti qu'il avait besoin de changer ses habitudes et de faire un peu plus d'exercice, surtout après être resté assis sept heures par jour. Il s'est mis à la course, puis au triathlon, un sport combinant la natation, le vélo et la course.

La conciliation travail-vie est un concept important dans la société actuelle, mais ce n'est pas facile quand tant de choses appellent notre attention au quotidien. On nous incite à avoir un mode où s'équilibrent nos obligations et nos ambitions, nos responsabilités et nos passions.

Juan Navarro s'efforce de maintenir un tel équilibre au jour le jour : non seulement il travaille comme architecte d'applications au BST depuis plus de 20 ans et a un fils de 10 ans, mais il est également un Ironman.

Les compétitions Ironman gagnent en popularité, mais pour mériter le surnom d'Ironman, vous devez parcourir la célèbre distance de 226 km en enchaînant 3,8 km de natation, 180 km de vélo, puis un marathon complet (42,2 km de course).

Nous avons récemment rencontré Juan pour connaître son point de vue sur la conciliation travail-vie et savoir quels enseignements tirés de la course et du triathlon il transposait dans son travail.

Alors, quelle est votre définition de la conciliation travail-vie?

La façon la plus simple dont je pourrais la définir, en ce qui me concerne, c'est de se concentrer sur ses principales responsabilités de manière à pouvoir consacrer plus de temps et d'effort aux activités et aux gens qu'on aime.

Par exemple, j'ai un bon groupe de collègues qui comptent sur moi, alors je m'assure de prioriser mon travail afin de combler leurs besoins. Même chose chez moi—j'ai un fils qui compte sur moi, alors je m'assure toujours de faire ce qui a besoin d'être fait. Ce qui est important est de répondre à tous ces besoins et éviter d'apporter du travail à la maison. J'utilise mon entraînement comme une relâche pour les fois où je me sens bouleversé, et pour m'aider à penser à comment atteindre la conciliation travail-vie.

Quel a été l'événement le plus marquant pour vous au BST?

Certainement l'accident de Swissair en 1998. Un terrible accident qui a demandé beaucoup de travail à l'équipe d'enquête pendant des années. Le travail du BST n'est pas toujours amusant, mais il est très important pour les Canadiens, et je suis très fier d'y participer.

De quelle réussite sportive êtes-vous le plus fier?

Sans aucun doute le fait d'avoir franchi le fil d'arrivée de mon premier Ironman, en 2012. C'est un immense sentiment d'accomplissement, la gratification ultime après des mois et des mois d'entraînement. Quand on se fixe un objectif aussi ambitieux, ça donne du sens et du poids aux efforts mentaux et physiques colossaux qu'il faut fournir. C'est un sentiment fabuleux.

Croyez-vous que cet esprit de compétition se manifeste dans votre travail?

La compétition m'aide avant tout à situer mes limites. Le sport m'a aussi permis de croire en mon potentiel. Le travail que je fais demande souvent beaucoup de recherche en très peu de temps pour comprendre de nouvelles technologies. Je sais maintenant ce que c'est que de me pousser à aller plus loin, aussi bien au bureau qu'à l'extérieur.

Juan célèbre sa dernière aventure Ironman avec son fils
Juan célèbre sa dernière aventure
Ironman avec son fils

Croyez-vous que, pour réussir dans la vie, il faut en quelque sorte rejeter l'équilibre?

Je ne sais pas s'il est nécessaire d'exclure l'équilibre, mais je crois qu'il faut une certaine part de sacrifice pour réaliser ses rêves et ses aspirations. Au niveau de travail, je suis chanceux d'avoir travaillé pour le BST depuis mes études, et j'ai travaillé fort pour avancer dans ma carrière. En dehors du travail, j'avais l'ambition de devenir un Ironman, alors je me suis entraîné fort et j'ai fait des sacrifices physiques, si je puis dire.

Quand jetterez-vous la serviette?

Je n'oublierai jamais l'homme que j'ai rencontré à la table d'inscription de mon premier Ironman. C'était un monsieur de 72 ans qui avait terminé son dernier Ironman l'année précédente. Vous auriez dû voir son énergie! Il était en pleine forme physiquement et mentalement. C'était vraiment une source d'inspiration. Je n'arrête pas de voir des personnes de 80 ans qui en font, alors pourquoi je devrais m'arrêter?

En terminant, comment arrivez-vous à tout conjuguer?

Eh bien, nous essayons d'avoir des vacances actives. Récemment, j'ai fait le célèbre triathlon Escape From Alcatraz, à San Francisco, suivi par une visite à la vallée Napa. J'ai aussi fait une course au Chili et j'ai passé le reste de mes vacances en voyageant autour du sud du Chili et en visitant des membres de famille. On dirait que la plus grande partie de mon argent est désormais consacrée aux triathlons (rire)!

Juan a pris part à son troisième Ironman ce mois-ci à Mont-Tremblant, au Québec. Félicitations, Juan, d'avoir relevé ce défi fou!


Image de Geneviève Corbin

Geneviève Corbin est gestionnaire intérimaire des communications stratégiques et relations avec les médias au Bureau de la sécurité des transports du Canada. Cette adepte du jogging est mère de deux jeunes enfants. L'organisation d'un point de presse peut être ardue, « mais cela n'est rien comparativement à faire manger des choux de Bruxelles à mes enfants ».

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